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FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE - FOAG

Articles récents

Lettre CCPAB au Président suite à la visite de la Ministre de l'environnement , énergie et mer en Guyane

22 Mars 2017 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE - FOAG

Cayenne le, 18/03/2017
 

A
 

Monsieur le Président de la République française
Palais de l’Elysée
Paris – France
Objet : Rétrocession de 200 000 ha de forêts primaire pour la biomasse en Guyane.

 

Monsieur le Président,
 

Nous prenons acte de l’annonce faite en votre nom par Madame la Ministre de l’énergie, de la mer et de l’environnement de la décision de rétrocéder 200 000 ha de forêts primaires pour la biomasse en Guyane, ceci en relation avec le méga projet minier porté par Northgold.
Vous avez volontairement omis d’indiquer que nous devrions être consultés en tant que peuples autochtones de ce territoire et ce, en violation de notre droit au consentement préalable en connaissance de cause.
Nos peuples préservent les forêts en qualité et quantité, mais nous sommes spoliés de nos droitsterritoriaux. Les forêts que nous avons en gestion ne sont pas décimées, mais l’administration de l’Etat ne nous reconnait aucune garantie imprescriptible liée à la terre.
Par contre, les spéculateurs, de toutes sortes qui détruisent les forêts et qui contaminent nos sources d’eaux douces, ont droit à d’importantes terres pour déforester définitivement.
Nous exigeons donc, des clauses de sauvegardes et des conditions pour la rétrocession des 200 000 ha de forêts qui nous impactent directement ou indirectement pour des intérêts économiques externes.
Nous demandons sur le domaine de l’Etat une compensation en surface égale de 200 000 ha en faveur des peuples autochtones et Bushinengé de Guyane. Par ailleurs, la restitution des terres ancestrales doivent faire lobjet dun programme de cartographie opposables aux schémas de planification actuellement néfastes pour nos modes de vies. Ceci doit se faire avec les autorités coutumières porteuse des savoirs, de la mémoire collective et de lintégrité culturelle de nos peuples, accompagnés de scientifiques issue de nos communautés et des observatoires qui font un travail dinventaire des empreintes historiques de nos
peuples autochtones et Bushinengé comme consacré par la convention de lUNESCO sur le patrimoine matériel et immatériel ratifié par la France.
De plus des surfaces dans les 200 000 ha octroyés aux collectivités de Guyane doivent être également attribuées aux agro forestiers autochtones à titre gratuit et exemptés de taxes.
Qu’une compensation économique et financière doit être accordée aux peuples autochtones de Guyane vers un fond fiduciaire en contrepartie de l’empreinte carbone de la déforestation de la biomasse.
Nous réitérons un moratoire et une suspension du méga projet minier de Northgold et les exploitations pétrolières dans les eaux guyanaises.
Dautant plus que nos peuples sommes également gardiens des écosystèmes côtiers, dont des forets de mangrove et, des aires protégés (réserves nationales) sont également transposés sur nos terres et côtes maritimes ancestrales. Nos mangroves absorbant près de 1000 T de CO2/ ha.
Nous sommes donc étonnés qu’aucune mention des peuples autochtones napparaisse dans la déclaration de Cayenne relative à la convention de Carthagène qui doit répondre à trois objectifs :
La préservation des habitats et des espèces en danger (nous sommes les gardiens des tortues marines entres autres...)
Lutte contre les pollutions terrestres et déversés dans la mer : cas des déchets miniers, des plastiques venant des villes transfrontalières, Guyane / Suriname / Guyane / Brésil. Et le risque d’une catastrophe par les pollutions de pétrole offshore sur nos côtes mais aussi sur l’ensemble des côtes du plateau des Guyanes.
Encore une fois, nous constatons des contradictions importantes, des réinterprétations erronées venant des institutions locales et nationales sur la question de nos droits fondamentaux.
Sur l’application de la loi de l’égalité réelle en Guyane, et notamment des prèrogatifs du grand conseil coutumier, nous vous demandons d’arbitrer pour la création d’un établissement public traitant des partages des avantages et bénéfices issues de l’exploitation du patrimoine génétique issue de nos terres et eaux ancestrales sous l’égide du grand conseil coutumier et ce, sans ambiguïté, car la question de la plateforme des systèmes de savoirs des peuples autochtones et leurs enjeux sont considérables aussi, bien dans l’accord de Paris sur le climat, que le protocole de Nagoya de la convention sur la diversité biologique entres autres et ne peuvent être otage d’aucune spéculations politiques .
Nous demandons une participation égale avec la représentation française au sein de l’organisation mondiale de la propriété intellectuelle traitant des questions des systèmes de savoirs des peuples autochtones pour pourvoir une cohérence au bénéfice de nos droits fondamentaux.
Nous vous demandons d’accréditer nos représentants au sein de la délégation française participants dans les conférences de parties de la convention sur le changement climatiques et sa mise en œuvre et ce, dès les prochaines sessions de la COP 23.
Concernant la question de l’insécurité permanent liés à l’orpaillage clandestins, nos autorités Bushinengé avec les autorités Wayana ont exprimés encore une fois la demande d’œuvrer avec l’Etat à la régulation transfrontalière vers la frontière Suriname / Guyane française, à ce titre nous vous informons de la tenue dune assemblée coutumière ( Krutu) durant les mois qui viennent pour définir cette vigilance coutumière sur cette question de contamination des écosystèmes et datteinte à la santé de nos population sur le haut Maroni.
Nous ne pouvons continuer à accepter des violations flagrantes de nos droits inscrits dans les conventions et traités pertinents ratifiés par la France et consacrés par la jurisprudence internationale.
Nous sommes certains que l’Etat de tutelle, dont vous avez la gouvernance saura être à l’écoute des plus vulnérables.
Nous demandons encore à l’Etat de tutelle, la France de garantir nos droits.
Nous restons à votre disposition pour toutes auditions inhérentes à nos demandes.
Veuillez agréer, Monsieur le Président, nos salutations respectueuses.
Le Président
M. Jocelyn Roger THERESE

 

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Les Voeux de la FOAG pour l'année 217

9 Janvier 2017

Toute l'equipe de la FOAG tient a vous remercier pour la confiance que vous leur accordez et vous souhaite bonheur et reussite dans tous nos projets collectifs. Bonne annee , la lutte continue sans relache...

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Lettre au secrétaire d’état à la recherche française : Biopiratage en Guyane

22 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE - FOAG

M. le Secrétaire d’état  à la recherche et à l’enseignement

 

Objet: Table ronde avec les organisations autochtones de Guyane sur l’application du protocole de Nagoya

 

Monsieur le Secrétaire d’état,

 

La Fédération des organisations autochtones de Guyane, (déclaré le, 08 janvier 1994, Journal officiel de la république française, le 13 avril 1994, N° : W9C2000266-SIREN : 30931021800017 saisie cette rencontre pour vous proposer la constitution d’une table de dialogue permanent avec nos institutions autochtones.

Nous considérons qu’en l’absence de respect et de volonté politique, nos peuples restent marginalisés dans le processus d’implantation de partages des avantages et bénéfices issues des savoirs traditionnels cadrés par le protocole de Nagoya.

Le mécanisme proposé par la collectivité territoriale de Guyane ignore volontairement l’existence de l’art 33 de la loi d’orientation pour l’outre-mer de l’année 2000, dont les gouvernements successifs ont simplement omis de promulguer son décret d’application.

Un conseil consultatif a été créé par le Code général des collectivités territoriales, articles l.4436-1 à l.4436-6 ; consolidés par la loi de 2011 sur la collectivité unique de Guyane. Cette instance n’a jamais été consulté par le processus APA régional, ni même évoqué dans les conventions d’autorisation ex : celle signé le, 22 juillet 2014 entre la région Guyane et le MNHN.

L’art 12 de la loi n° 2006-436 du, 14 avril 2006, la L 331-15-6 du code de l’environnement sont à réformer afin d’inclure les peuples autochtones comme les principaux protagonistes, autorités pour donner l’autorisation de prélèvement et inclure le droit au consentement préalable, libre et éclairé de nos peuples.

La loi sur la biodiversité actuellement en discussions doit avoir le soutien de votre ministère et du gouvernement pour la création d’une entité publique dénommé « Grand conseil coutumiers de Guyane « incluant les représentations autochtones.

Nous soutenons :

  • La création d’un observatoire des pratiques APA et la lutte contre la bio piraterie
  • L’obligation du consentement préalable en connaissances de causes pour l’utilisation de nos savoirs.
  • L’inclusion des peuples autochtones aux négociations et aux signatures de contrats
  • Etablissement d’un régime de sanctions dissuasives basées sur les chiffres d’affaires des entreprises impliqués dans la bio piraterie
  • La création de bases de données par les peuples autochtones
  • La rétroactivité des dispositifs du régime de sanctions de la loi sur la biodiversité depuis 1992
  • Un véritable programme de sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel de nos peuples

Nous souhaitons mettre en place un fond fiduciaire contrôlés par nos propres institutions.

La FOAG se réserve le droit de consolider ces demandes, car les enjeux sont trop important;

Nous demandons l’application des dispositions de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, la ratification par la France de la convention 169 de l’OIT

Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire d’état, l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Jean Philippe Chambrier

Coordinateur Général

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Communication de la COICA

22 Décembre 2016

PRONOUNCEMENT ABOUT THE SITUATION OF SHUAR INDIGENOUS PEOPLE OF ECUADOR

The Coordinator of Indigenous Organizations of the Amazon Basin - COICA, integrated by the indigenous organizations of the 9 countries that cover the majestic Amazon jungle, Peru (AIDESEP), Ecuador (CONFENIAE), Brazil (COIAB), Colombia (OPIAC), Guyana French (FOAG), Guyana (APA), Suriname (OIS), Bolivia (CIDOB) and Venezuela (ORPIA); call to  Ecuadorian government, International Human Rights Organizations, International Labor Organization, United Nations Special Rapporteur of the Rights of Indigenous Peoples, Inter-American Commission on Human Rights, , National and international community and the mass media.

Against the situation about the evit of Shuar families from the Nankints community of their ancestral territories, the declaration of Emergency in the province of Morona Santiago and the militarization of the Nankints community and its surroundings, we express:

We demand to the Ecuadorian government the IMMEDIATE demilitarization of the Nankints community and the lifting of the Emergency of the province of Morona Santiago. In accordance with article No. 57, numeral 20 of the Political Constitution of Ecuador, which states: "Indigenous communes, communities, peoples and nationalities shall be recognized and guaranteed in accordance with the Constitution and with covenants, covenants, declarations and Other international human rights instruments, the following collective rights: 20. The limitation of military activities in their territories, in accordance with the law. "

We hold the Ecuadorian government accountable for any incident that may arise within the Nankints community if the Emergency is not lifted and the territory of the Nankints community is not demilitarized.

We make an urgent appeal to the parties involved in the conflict to embark on a process of dialogue aimed at finding a peaceful, effective and immediate solution. And offer us our organizational space to start with the processes of dialogue, negotiation and consensus.

We denounce before the International Organizations of promotion and defense of human and of indigenous peoples rights the breach of the process of prior consultation and free, prior and informed consent. In accordance with the provisions of the United Nations Declaration of the Rights of Indigenous Peoples article no. 19 which states: "States shall consult and cooperate in good faith with the indigenous peoples concerned through their representative institutions before adopting and implementing legislative or administrative measures affecting them in order to obtain their free, prior and informed consent" ; Convention no. 169 of the International Labor Organization article no. 6, which states: "In applying the provisions of this Convention, Governments shall: (a) consult the peoples concerned, through appropriate procedures and in particular through their representative institutions, whenever legislative or administrative measures are envisaged Capable of affecting them directly ... "; And the Political Constitution of Ecuador in article no. 57, numeral 7, which states: "... 7. Prior consultation, free and informed, within a reasonable time, of plans and programs for prospecting, exploitation and commercialization of non-renewable resources that are on their lands and that may affect them environmentally Or culturally; Participate in the benefits that these projects report and receive compensation for the social, cultural and environmental damages caused to them. The consultation to be carried out by the competent authorities shall be obligatory and timely. If the consent of the consulted community is not obtained, proceed according to the Constitution and the law ... ".

COICA and its bases organizations support all the actions that CONFENIAE and FICSH undertake to guarantee the territorial security of the Shuar people of the Nankints community. As well as all initiatives for a peaceful and effective solution.

COICA as an international indigenous organization will support all legal actions undertaken by the Shuar people in order to ensure the wellbeing and survival of peoples.

COICA will be vigilant in the face of these events and reserves the right to go before international bodies within the framework of ILO Convention 169 and the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples to protect the lives of Indigenous Peoples.

COORDINATOR OF THE INDIGENOUS ORGANIZATIONS OF THE AMAZON BASIN

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Evénement F.O.A.G -.Programme du 17 décembre 2016

14 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE - FOAG

Le samedi 17 décembre la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (F.O.A.G.) organise à Sainte Rose de Lima (Matoury) en Guyane Française :

- L'inauguration du carbet traditionnel du village Sainte Rose de Lima

- Conférence de presse 

- Soirée traditionelle SANPULA

Le programme détaillé téléchargeable :

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Soutien de la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (F.O.A.G.) au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengé (C.C.P.A.B.)

12 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG

Soutien de la Fédération des Organisations Autochtones de Guyane (F.O.A.G.) au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengé (C.C.P.A.B.)

Communiqué de presse de la F.O.A.G. suite à la lettre adréssée par le C.C.P.A.B. au Président de la République concernant le pacte d'avenir de la Guyane.

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L'O.N.A.G. apporte son soutien au C.C.P.A.B. suite à la lettre adressée au Président de la République

12 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG

L'O.N.A.G. dénonce les manoeuvres de la Collectivité Territorial de Guyane dans sa revendication de plus de 200.000 hectares de terres, sans consultation des organisations autochtones, et sans garantie du respect au droit à la terre coutumière

Organisation des Nations Autochtones de Guyane (O.N.A.G.

L'O.N.A.G. apporte son soutien à la démarche du C.C.P.A.B. et dénonce les décisions prises au mépris des lois et procédures qui imposent à la Collectivité Territoriale de Guyane et au représentant de l'Etat de consulter les organisations autochtones sur les questions impactant la vie de nos communautés.

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Soutien au Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengé (C.C.P.A.B.) de l'Association Maïouri Nature Guyane

11 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG

Maiouri Nature salue et soutient la lucide et courageuse démarche du CCPAB et toutes les revendications évoquées dans ce courrier.

Association Maïouri Nature Guyane

 
Remarquable et historique ! 

Le Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengué, (CCPAB) dans un courrier du 4 décembre 2016, dénonce le mega-projet minier du consortium russo-canadien Nordgold et en revendique sa suspension immédiate.

Le CCPAB alerte aussi sur un dossier fondamental à savoir les énormes demandes de retrocession de forêts primaires  (200 000 ha) , destinées à la destruction afin de fournir, via la Biomasse industrielle, l'énergie réclamée par les multinationales minières qui frappent à la porte (dont Newmont, Iamgold soit 3 X 20 MegaWatt).

Toute l'équipe de Maiouri Nature salue et soutient la lucide et courageuse démarche du CCPAB et toutes les revendications évoquées dans ce courrier.

On ne doit plus tolérer davantage la désinformation du peuple Guyanais par des dirigeants politiques, ceux là même qui amalgament les traditions artisanales de l’orpaillage du siècle dernier avec les catastrophes écologiques et sociales générées par les mines industrielles à ciel ouvert ; des pollutions graves et inévitables, à terme, qui ne sont un secret pour personne.

Il faut cesser de nous faire croire que l’industrie minière russe ou canadienne éliminera l’orpaillage illégal, qu’elle génèrera des emplois valorisants pour les jeunes guyanais, qu’elle développera notre pays. Autant d’aberrations ne sont pas dignes d’élus de la République !

Site internet Maïouri Nature : https://sites.google.com/site/maiourinature/soutien-au-ccpab

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Lettre du Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinenge (CCPAB) au Président de la République Française

11 Décembre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG

La F.O.A.G. apporte son soutien le plus total à la prise de position historique du Conseil Consultatif des Populations Amérindiennes et Bushinengé dans sa lettre adréssée au Président de la République Française concernant le pacte d'avenir de la Guyane.

 

 

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IIIème sommet amazonien - Lima, Pérou - octobre 2016

27 Octobre 2016 , Rédigé par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG

Changement climatique, Amazonie et alternative autochtone.

Les intervenants : 

  • Brian Keane, Conseiller Peuple Autochtone USAID
  • Jesefina Brana-Varela, WWF
  • Gabriel Quijandria, ex Vice Ministre MINAM, Pérou
  • Julio César Lopez, président OPIAC

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