Jeudi 17 octobre 4 17 /10 /Oct 19:47

Procès verbal

Assemblée plénière du, samedi 12 octobre 2013- Préfecture –Cayenne

 

Vu le code général des collectivités territoriales,

 

Vu le décret N° 2008-562 du 17 juin 2008 relatif à la composition, à l’organisation et au fonctionnement du Conseil Consultatif des populations amérindiennes et bushinengés (CCPAB),

 

Vu l’arrêté n°779 / sg du, 12 mai 2010 du Préfet de la Région Guyane portant désignation des représentants du conseil Consultatif des populations amérindiennes et bushinengé,

 

Vu la lettre du Président du CCPAB en date du, 8 mai 2013 convoquant les membres du Conseil le, samedi 12 octobre 2013 sur l’ordre du jour suivant :

 

Présentation des candidatures

Election des membres du Bureau du CCPAB

Questions diverses

Etaient présents :

 

Mme Hélène SIRDER (Parc Naturel Régional de la Guyane)  

Mme Marie FLEURY (Association Gadepam)

M. Jocelyn THERESE (association Kulalasi)

M. Seefiann DEIE (Association Sikifii Konmiti)

M. Joseph ATENI (association sportive et culturelle bushinenge Fuga)

M. Jean-Aubéric CHARLES (Fédération des organisations autochtones de Guyane)  

M. Bruno APOUYOU (association Libinawan)

 

Et, au moyen d’une liaison téléphonique,

 

M. Jean MOOMOU (Historien à l’université des Antilles et de la Guyane)  

M. Paul MARTIN (Maire de la commune de Grand Santi)  

M. Gérard GUILLEMOT (Mama Bobi)

M. Aiku ALEMIN (Këpëtomac Tamoï)

 

Présentation de candidatures :

 

Quatre candidats sont présentés :

 

Messieurs THERESE Jocelyn, DEIE Seefiann, APOUYOU Bruno, ATENI Joseph, CHARLES Jean Aubéric sont  candidats pour être les membres du bureau pour 03 années.

 

 M. Yawalou, membre du précédent bureau, absent, ne peut être considéré comme candidat au renouvellement. 


M. Jean Moomou,  membre du précédent bureau, ne souhaite pas se représenter.
Mme Sirder quitte la réunion avant les désignations.

 

 

Election des membres du bureau et des fonctions :

Le Conseil a adopté, à l’unanimité et par consensus des membres présents :

Composition du bureau et désignation :

 

Président: M. Jocelyn THERESE (association Kulalasi)

1er Vice-président : M. Seefiann DEIE (Association Sikifii Konmiti)

2ème Vice-président : M. Joseph ATENI (association sportive et culturelle bushinenge Fuga)

Secrétaire: M. Jean-Aubéric CHARLES (Fédération des organisations autochtones de Guyane)

 

Questions diverses :

 

Les membres de l'assemblée ont évoqués les difficultés inhérentes à l'absence de moyens financiers du CCPAB :

Le CCPAB est un organe de l’état, il doit être  subsidiaire des fonds et lignes budgétaires de l’état pour son fonctionnement.

 Sur lequel l’assemblée demande au  Préfet de Région de  faire rapport au gouvernement, au Ministère de  l'outre mer, et le Ministère  de l’intérieur.

Les parlementaires doivent être saisis sur cette question  et de faire des amendements adaptés afin que le CCPAB soit totalement opérationnel dans le cadre de la mise en place de la collectivité unique.

Le préfet doit procéder à un avenant à l'arrêté préfectoral   stipulant  par un article, l'octroi de moyens.

Le CCPAB a vocation à se rapprocher des chefs coutumiers  qui sont demandeurs de plus d’informations.

Il conviendrait que le CCPAB adopte un règlement intérieur.

 

Fait à Cayenne le, 15 octobre 2013

 

 

Le Président du Conseil Consultatif des

     Populations Amérindiennes et Bushinengé

 

 

M. Jocelyn Roger THERESE

Par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG
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Lundi 23 septembre 1 23 /09 /Sep 17:01

 

CONFERENCE TRANSFRONTALIERE  

GUYANE –SURINAME

Le WWF apporte son soutien dans le cadre de CARET 2 à cette rencontre (Le projet CARET 2 permet de mettre en oeuvre le suivi des sites de ponte et leur surveillance, des études scientifiques (suivi satellitaire et études génétiques),  la valorisation touristique et patrimoniale des tortues marines en coopération avec  le Suriname, des actions de médiation et de communication. Il vise à associer  protection et valorisation des tortues marines en Guyane et au Suriname.)

KULALASI est une organisation dont sont membres les autorités coutumières Kali’na, affiliés à la Fédération des organisations Autochtones, à ce titre elle participe à la défense du patrimoine naturelle et culturelle de la communauté Kali’na et ce, depuis sa création en 1989.

Elle s’appuie sur la motion Co signé le, 18 février  2009, par les autorités coutumières des deux pays dans le cadre du colloque sur les tortues marines à Awala  Yalimapo ( point 9), ainsi quatre années après cette rencontre a été rendu possible et était attendu.

 

Cette rencontre prend tout son intérêt dans le cadre d’une consultation des habitants des deux rives afin d’en faire rapport aux autorités des deux états dans le cadre des discussions sur la question de délimitation frontalières.

 

Mais aussi, d’offrir un panorama des préoccupations des populations dans le cadre du nouveau PRTM en discussion actuellement. A ce titre les acteurs et partenaires ont étés invités.

 

Usages coutumiers :

A l’ouest de la Guyane, le territoire communal d’Awala-Yalimapo a la spécificité de regrouper une population essentiellement composée de l’ethnie Kali’na qui appartiennent aux peuples autochtones de Guyane.

Cette population amérindienne pratique des usages coutumiers tels que la collecte des oeufs de tortues marines et la pêche de subsistance.

 

1. Collecte des oeufs de tortues marines

Les oeufs de tortues marines ont été largement consommés, depuis très longtemps, par les familles Kali’na (Collomb & Girondot, 2006).

Ces prélèvements sont pratiqués pendant toute la saison de ponte des tortues. Les oeufs collectés sont essentiellement ceux des tortues vertes de janvier à juillet et dans une moindre mesure des tortues olivâtres.

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Les préoccupations de la conservation des tortues marines ont conduit en 1991 à une interdiction totale de prélever des oeufs. En effet, au regard de la loi, prélever des oeufs de tortues marines constitue un acte de braconnage, même lorsqu’ils sont destinés à une consommation familiale (Collomb, 2009).

Une étude menée par Girondot et Collomb (2006), rapporte qu’un prélèvement modéré (<5% du total),soit 350 nids de tortues vertes et 250 nids de tortues luths, n’aurait qu’un impact faible sur la dynamique des populations de ces deux espèces. Le statut des tortues olivâtres, par contre, ne permet pas d’envisager un prélèvement d’oeufs sur cette espèce.

En 2000, la DIREN avait sollicité les représentants des populations kali’na pour fournir à titre

d’élément une première estimation du besoin d’oeufs. La demande qui s’est élevée annuellement à un total d’environ 180 000 oeufs, n’a pas donné de suite favorable. A la suite du 9ème Colloque de conservation des tortues marines du Plateau des Guyanes tenu à Awala-Yalimapo en février 2009, une commission a été créée par le sous préfet de Guyane afin de ré ouvrir les débats sur cet éventuel « quota ». La communauté doit ainsi estimer le nombre d’oeufs à prélever.

10.2. La pêche de subsistance

La pêche de subsistance est une pratique qui désigne dans son sens strict une pêche pratiquée

Principalement pour se nourrir pour des peuples n’ayant aucune autre source de nourriture.

Aujourd’hui, une pêche dite de subsistance embarquée ou du bord, est toujours pratiquée par les populations amérindiennes (utilisant les filets droits fixes ou dérivants). En 2007, seuls 3 pêcheurs vivent de leur activité.

 

Ordre du jour

Matin

09 h : Réception des invités : Inscription

Allocution des représentants

Contexte de la conférence : exposée par WWF

Contexte sur la rive de la Guyane : RNA (Joan Chevalier)

La « no fishing zone «  expériences par les capitaines Ramsès et Pane

11-12h45 Débat et discussions

 

13 h Repas chez Gite Rita

 

14 h Reprise des travaux

Rédaction d’une motion et de recommandations communes des participants

17h Fin des travaux

Retour des invités

 

 

 

 

 

1 ère partie : les allocutions des officiels.

 

Les chefs coutumiers :

Daniel William, chef coutumier de Yalimapo

Michel THERESE, chef coutumier d’Awala,

Jean Aubéric CHARLES, chef coutumier de Kourou, président du conseil des chefs coutumiers de Guyane

Ramsès kajoeramari de Galibi

Pane Ricardo de Galibi

 

Monsieur le Maire d’Awala- Yalimapo

 

Le WWF

Le président du Kulalasi

 

Points importants :

Venue d’une forte délégation du Suriname avec une multitude de secteurs représentés, tourisme, pêcherie, agriculture, élus, femmes visant à mieux faire connaitre aux partenaires les aspirations et les préoccupations de leurs populations.

 

Une référence à la motion de 2009 des chefs coutumiers, quatre années après,  il ya eu des avancés de part et d’autres, d’autres conférence ont eu lieu, au niveau national pour la prise en compte des problèmes. Cette occasion nous donne l’opportunité de présenter nos expériences.

 

La criminalisation de nos populations est toujours inacceptable, ceci rend nos vies difficiles.

Les états n’apportent pas grand-chose comme alternatives économiques, aussi cette rencontre devra sérieusement prendre en compte et résoudre nos problèmes.

 

Le Maire Awala :cette rencontre est importante pour construire ensemble une société équitable, il y a deux points majeurs : la pèche et les tortues marines, en 2009, nous avons constaté la problématique de compréhension et de vison du monde entre notre peuple et notre gouvernement de tutelle, aussi cette solidarité internationale de notre peuple est légitime.je voudrais aussi inclure l’importance de notre attachement à la terre.

 

WWF : Laurent kelle, remerciement à Ramsès K, député national, et Kulalasi pour l’organisation de cette réunion. En 1998, nous avons reçu avec surprise une délégation de Galibi sur la question des dérives des carcasses de DC morts, suite à cela a été mise en place coté Suriname, une zone maritime de non pêche, et cette réunion nous donne l’opportunité de connaitre un bilan de ce dispositif  et de son impact. Une attente de résultat sur les tortues marines et sur la pêche.

 

 

Les présentations institutionnelles :

La RNA : par Johan sur power point (disponible)

Galibi : Gorgie (historique  zone de non pêche) bilans. Sr power point. Disponible

 

Points importants :

RNA : fait part de l’objet de la réserve de l’Amana par décret, une présentation des différentes zones de la RNA et de la problématique des tortues marines.

La RNA a très peu d’impact sur la partie maritime. Notamment avec son équipement actuel.

Fluctuation de la population avec la question du changement du littoral.

Définition génétique de différentes populations distinctes de la population de tortues marines.

La menace principale reste la pêche illégale pour les tortues marines. Avec plus de 500 navires sur une année ; sur au moins 50 km du littoral coté français. La RNA souhaite acquérir de moyens nautiques adaptés.

 

Galibi : historique de l’implantation de la réserve naturelle de Galibi sur la population et présentations des conflits et les étapes de dialogue avec l’état central du pays ;

 

La mise en œuvre par le gouvernement de nouveaux moyens nautiques

Les résultats sont mitigés dans la mesure, il ya pas de délimitation physique visualisables. Et la question de contrôle sur cette zone reste toujours posés ;

 

Toutefois dans l’accord avec l’état central, la conservation de droits exclusifs de pêche reste d’actualité.

Ainsi une la possibilité de prélèvements des œufs est toujours acquise.

Il est rappeler durant la guerre civile, la communauté de Galibi avait maintenu une gestion et une préservation des tortues marines, elle avait démontré sa responsabilité.

 

La communauté a opté également à diversifiera son économie et la mise en valeur du caractère patrimoniale des tortues marines, cette politique a servi l’intérêt de la protection de cette ressources naturelle ;

Toutefois, l’accompagnement reste insuffisant par rapport à la revitalisation de la population autochtone et au nombre de projets dans le domaine du tourisme.

Les compensations pour les pertes de filets pour les pêcheurs, n’existe plus.

La précarisation des emplois est une réalité avec actuellement deux personnes rémunérés autour de 900 SRD. (Soit 200 €).

Les menaces sont apportées par les SK de plus en plus nombreux, le gouvernement tenterait actuellement de mettre en place un système de licences.

 

Les navires Guyaniens sont également de plus en plus nombreux, car eux prélèvent aussi la viande de tortues marines, et les armements sont plus importants.

 

Agriculture :les habitants de Galibi ont des abattis coté français para rapport aux facilités d’accès des zones cultivables, il faut rappeler que les Kali’na avaient été déplacés par force des zones agricoles sur la zone de baboe santi lors de l’implantation de la réserve naturelle de Galibi.la demande des femmes est d’avoir coutumièrement accès à ces zones agricoles.

 

Pêche : la pêche représente une alternative économique comme le tourisme, aussi le maintien de la pèche de subsistance dans la zone française est demandés.la zone de no fishing  ( 15km sur 13 km vers Ellantie) devrait encore exister, mais il faudrait la visualiser et surtout établir le contrôle sur les SK et les autres armements  étrangers.

Le secteur de la pêche s’organise maintenant sur GALIBI, il est rappeler fortement que la pèche de subsistance se fait la journée, alors que les SK Boat n’opèrent que la nuit et se camouflent durant la journée..

 

Le contrôle :s’agissant de l’avis de l’assemblée cela reste insuffisant des deux cotés de la frontière.les brésiliens sont plus offensifs dans la protection de leur zone maritime. Il est demandé dans un processus de contrôle futur que l’usage coutumier soit reconnus pour les communautés autochtones des deux rives ; il est noté dommageable que les navires de surveillance français soient stationnés à Kourou et juste utilisés pour les lancements de fusées.

 

Daniel William : Combien d’année, les SK viennent pêcher, tous les jours on les aperçoit du village de Yalimapo, depuis 1977, qu’est qui a été fait pour stopper cela, que les font les organismes de conservations ?les décideurs de ce pays se trouvent à 8000 km, ceux qui doivent veiller sur la souveraineté, ils ne sont pas  sensibilisés à nos problèmes.les fonctionnaires ont un salaire tous les mois, mais ils n’ont pas les moyens d’intervention.les organismes ne donnent pas de moyens non plus aux communautés , plus les problèmes persistent , plus les programmes s’amplifient , il faut donc un changement de mentalités .

 

Ricardo Pane :moi je suis déjà un vieux chef , mais je vois que le conservationisme  à déjà délimité des territoires pour les tortues marines , alors que moi en tant que Kali’na , peuples autochtone , je n’ai toujours pas de territoires délimités , ceci est de la responsabilité de l’état national , nous devons trouver d’autres voies , car les déchets s’amplifient chez nous, je suis allé chercher des fonds en hollande, je me suis adressé aux ONg’S , à l’état, tous nous disent qu’il n’ ya pas d’argent , alors ou va donc le financement ? de l’autre coté , le peu que nous gagnons pour survivre , l’état veut en plus nous appauvrir avec l’établissement de taxes et impôts, pour payer encore des fonctionnaires .A la question qui est posé , le bilan du no fishing zone , cela est encore quelque chose sur le papier , cela n’a rien apporté , il n’ pas de bateau , pas de moyens , pas de personnel , il n’y a eut aucun effet . il faut donc renforcer la formation de nos enfants, si les ONg’S veulent nous aider, il faut qu’ils nous aident dans ce sens. Aujourd’hui, on ne peut pas décider, car les orientations de notre gouvernement change au fil du changement de ministre. Nous devons toutefois garder le cap de nos revendications, jusqu'à aller intégrer et aller aux commandes du pays, et établir des politiques publics en faveur de nos droits..

Daniel William, ce que dit le capitaine est vrai, car moi dans mon village, il ya effectivement des fonds pour les tortues, mais pas de fonds pour améliorer nos vies, mon village est déjà parcellisé, nous n’avons plus de territoires, des règlements interférent même dans nos vies intimes et spirituelles, comme une dépossession.

 

Tourisme : l’assemblée demande à approfondir cette thématique, aussi il est souhaité sur la partie économique de nouvelles rencontres comme un forum économique transfrontaliers sur ces thèmes. Kulalasi prend acte de cette demande avant la fin de l’année.

 

Il est nécessaire aussi de sensibiliser nos jeunes par rapport à l’incivisme .

Nous devons établir et assoir des règles pour nos échanges sur tous les secteurs que nous abordons ;

 

Qu’en est il également des guides formés , que font t’ils maintenant ?

 

Winjberg : tours operators :si nous laissons approcher des côtes les pécheurs Guyaniens, ils détruisent les tortues marines aussi pour la viande. Nous nous laissons vivre les mères, on prélève seulement un petit pourcentage des œufs.il faut donc préserver les tortues, elle nous font avoir un peu d’argent par le tourisme mais avec une fluctuation par rapport au contexte économique mondial aussi , cela est difficile car les gens viennent de loin , mais nous devons encore faire des efforts, comment donc nos alliés peuvent nous appuyer à aller un peu plus dans les financements des infrastructures , formation ..

 

Le financement des projets et programmes :

Pour pérenniser des programmes alternatifs, il est important d’établir un programme de renforcement de capacités afin de trouver par elle-même des fonds, notamment de la coopération internationale.

 

La municipalité d’Awala :exprime l’idée que certaines des questions devraient abordés dans le cadre du conseil du fleuve directement avec les gouvernements .Monsieur le député Ramsès kajoeramari siégeant lui-même au sein de ce conseil. L’accompagnement politique est nécessaire conjointement entres nos autorités politiques, nous devons approfondir notre démarche commune, car il ya encore beaucoup de sujets à analyser .il faut noter aussi que les menaces naturelles ne sont pas à exclure, tels que l’envasement. Dans le domaine de l’environnement, beaucoup de prérogatifs restent au main de l’état. Concernant le no fishing zone, les moyens n’ont pas été donné, je ne crois pas que l’achat par le Suriname de moyens nautiques de surveillance est  pour renforcer nos droits légitimes, préserver nos ressources naturelles. Car nous voyons qu’il ya autres sujets qui nous dépasse, les intérêts des multinationales comme le pétrole prêt à être exploité dans nos eaux sans se soucier de l’environnement. Concernant la pèche illégale, ils connaissent le pillage, ils ont tous les moyens technologiques de surveillance, mais cela est leurs stratégies d’appauvrissement de notre environnement. Nous devons alors consolider nos arguments et travailler avec nos propres experts pour inverser ces problèmes. Nous devons donc intégrer les vrais espaces d’influences nous-mêmes, car seuls nous connaissons nos problèmes.

 

 

Les points clés :

 

CONTINUER A DEFENDRE LES DROITS EXCLUSIFS DE PECHE

ERADIQUER LA PECHE ILLEGALE

 

 

APPROFONDIR LA QUESTION ECONOMIQUE, NOTAMMENT DES ALTERNATIVES ET LEURS FINANCEMENTS, LES RENFORCEMENTS DE CAPACITES EST UN AXE IMPORTANT.

L’AGRICULTURE, RESTE UN PILIER DE L’ECONOMIE TRADITIONNEL

 

LE FINANCEMENT PEUT FAIRE L’OBJET D’UNE RENCONTRE SPECIFIQUE AVEC D’AUTRES PARTENAIRES,

TOUT CELA DANS UNE VISON A LONG TERME

 

INCLURE CES PREOCUPATIONS DANS LE CONSEIL DU FLEUVE

 

 

Commentaires et conclusions :

 

KULALASI AVEC SES ALLIES A PERMIS L’EMERGENCE D’UN DIALOGUE RENOUVELE ET PRENDRA DES INITIATIVES POUR APPROFONDIR DES THEMATIQUES TELLES QUE LES SECTEURS ECONOMIQUES TRANSFRONTALIERS AVANT LA FIN DE L’ANNEE.

 

LE PNRG PROPOSE EGALEMENT UNE MISSION PAR VOIE DE MER A L’OCCASION DU SYMPOSIUM SUR LES TORTUES MARINES, UNE POSSIBILITE DE VISUALISER EN MER LA ZONE DE NO FISHING..

 

NOUS REMERCIONS NOS PARTENAIRES D’AVOIR BIEN VOULU NOUS APPUYER DANS CETTE INITIATIVE.

 

 

 

Jocelyn Roger THERESE

Président de KULALASI

 

DATE : 13 juillet 201 3

 

 

inscription des participants                                              la plénière

 

 

 

Mr le Maire de Awala-Yalimapo            Mr Le député et chef coutumier  Ramsés kajoeramari

 

 

 

.

Capitaine William Daniel de yalimapo                                Capitaine Ricardo pane de galibi

 

 

Capitaine THERESEMichel                   Capitaine de Kourou Charles Jean Aubéric

Le Directeur PNRG et RNA                                                     le directeur de WWF

 

2013

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Lundi 23 septembre 1 23 /09 /Sep 16:31

Motion authorities Kali'na of French Guiana and Suriname Gathered at the symposium conservation and marine  turtles 

 

the Kali'na authorities Guyana and Surinam make this motion public. We denounce the relentless criminalization customs Kali'na and denial of control, management and access tonatural resources of our customary communities and our people ; We provide this motion to redefine our relationships with our respective states and institutions and promote our legitimate aspirations:

1. Mayor Awala-French Guiana-Yalimapo 2. Customary Chief Awala French-Guiana 3. Customary Chief Yalimapo French-Guiana 4. The Association Kulalasi 5. And the following participants 6. Stéphane APPOLINAIRE News-advisor 7. KILINAN Serge - councilor 8. APPOLINAIRE Franck - member of the community 1. Chief Ramses Kajoeramari (Langamankondre) 2. Chief Ricardo Pane (Christiaankondre) 3. Mevr. Lienke Pane (Stidunal) 4. Dhr. George Awankaroe (Stidunal) 5. Dhr. Silowen Alamijaware (Fisherman) 6. Dhr.Erick Maleko (Fisherman)

History: We recall that Maroni estuary is an ancestral territory Kali'na from colonization to the present, biodiversity-rich territory that faces important conservation issues, but institutions and territory are not recognized as indigenous peoples. Aboriginal communities Kali'na have preserved for thousands of years this exceptional wealth and remarkable. Protected area establishment in that territory without the prior and informed consent of our communities customary violate our economic, social and cultural rights, as well as the conventions, recommendations, relevant guidelines on the rights of indigenous peoples including: • THE CONVENTION ON BIOLOGICAL DIVERSITY (Art. 8 j, s 10 c) • 169 THE CONVENTION OF THE ILO • THE AMERICAN CONVENTION FOR THE CONSERVATION OF MARINE TURTLES • DECLARATION OF THE RIGHTS OF INDIGENOUS PEOPLES OF THE UNITED NATIONS • THE RAMSAR CONVENTION • PRINCIPLES AND GUIDELINES ON INDIGENOUS PEOPLES AND TRADITIONAL AND PROTECTED AREAS AND WWF IUCN •THE INTERAMERICAN DECLARATION OF THE RIGHTS OF INDIGENOUS PEOPLES ENTERED other

We ask: 1. the status of ratification of its conventions, Under Chapter 26 of Agenda 21, signed in Rio in 1992, "thenational and international efforts for a sustainable and environmentally sound development, should recognize, accommodate, promote and strengthen the role of indigenous peoples. " 2. Implement the recommendations contained in the study of Bernard Girondot, Gerard Columbus, initiated and funded by the Ministry of Ecology and Sustainable Development. 3. The provisions of the Overseas Act orientation ", Article 33 reproduces the terms of Article 8 j) of the Convention on Biological Diversity. 4. We urge parliamentarians to submit draft laws to recognize Indigenous communities 5. We ask the Guiana region and the General Council to respect and implement these conventions 6. Common to members of PNRG to grant ways to respond to the strengthening of the role Indugenous people’s to have greater control over their lands and self-management of their way natural resources. " 7. The NGO's, including the WWF to apply the guidelines commitment to the rights of indigenous peoples to the case of Guyana, Suriname and French Guiana. 8. At the RNA to grant ways and respect the social and cultural organization on their Kali'na traditional territories, customary authorities making decision not only consultative. 9. RNA with the mayors must suspend their policy of repression blind ONCFS who practical cowboy and despise our traditional authorities. 10. We request the suspension of the signing of the agreement and the RNA ONCFS.

On operative measures: 1. The provisions of Article 10 c of the Convention on Biological Diversity on the region border of the Maroni and Amana 2. the creation of a fund (the Trustee) for strengthening the role and participation, national, regional and international communities Kali'na estuary of Maroni. 3. The implementation of a training plan for community members to manage customary areas conservation, such training should include the topic of indigenous rights, environmental, and social cultural 4. Funding for a multi-year agenda to meet customary communities 5. The development of a multi-year integrated and alternative themes of ecotourism program energy, waste, habitat, fisheries, genetic heritage and knowledge systems traditional 6. On the customary collection of sea turtle eggs, will be managed directly by the traditional authorities, as is already the case in Suriname (Galibi) 7. The application of the device 2a of the Inter-American Convention for the Conservation of tortuesmarines which states: Each Party may adopt exceptions to the provisions of paragraph 2 a) to meet the economic needs of traditional subsistence communities, taking into account recommendations of the Advisory Committee established pursuant to Article VII, provided that these exceptions do not undermine efforts to achieve the objective of this Convention. 8. Submission to a local referendum on the initiative of the municipality of Awala-Yalimapo, maintaining or cancellation of the RNA,PNGR, the conservatory, and established a customary reserve conservation, including land restitution, ribs, mangrove forests currently under nature reserve, conservatory. 9. The CARET program, the Amazon and other PO planning on energy, water, waste must take into account the aspirations of the border Kali'na people . 10. The PNGR with our communities to assess the impact of its planning, the Regional Agenda 21 must be revised and include the issue of indigenous peoples in a new light 11. The PNGR should accelerate financial support in 2009 for the creation of free radio Awala - Yalimapo Galibi radio and support for educational programming.

Done at the Awala-Yalimapo, February 18, 2009

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Jeudi 15 août 4 15 /08 /Août 05:02

Déclaration des peuples autochtones de Guyane

Kali’na, lokono,Pahikweneh,wayana,Wayapi,Teko

09 aout 2013 – Cayenne Guyane française

 

Monsieur le Préfet

Monsieur le Président,

Madame le Maire de Cayenne

Aux institutions administratives et politiques de la Guyane

A la Population guyanaise  et l’opinion nationale

A nos autorités

Aux organisations

Sœurs et frères

 

 

Ces 09 et 10 aout 2013, en résonnance et en union avec nos sœurs et frères du monde , nous nous rassemblons pour célébrer les journées des peuples autochtones de Guyane, qui honorent la proclamation de l’assemblée générale des nations en 1994.

La Journée internationale des peuples autochtones (le 9 août) a été décrétée pour la première fois par l'Assemblée générale en décembre 1994   et elle a été célébrée tous les ans pendant la première Décennie internationale des populations autochtones (de 1995 à 2004).

En 2004, l'Assemblée générale a proclamé une deuxième Décennie internationale des populations autochtones (de 2005 à 2014) sous le thème d'une « Décennie pour l'action et la dignité. »

Le thème de cette année vise à souligner l'importance du respect des arrangements entre États, citoyens et peuples autochtones. Ces accords sont conçus pour faire reconnaître le droit des peuples autochtones à leurs terres, établir un cadre de vie pour tous et favoriser des échanges économiques. Ils symbolisent aussi une vision politique dans laquelle différents peuples souverains peuvent vivre ensemble sur les mêmes terres, en respectant les principes de l'amitié, de la coopération et de la paix

Ici en Guyane depuis 3 années, La région Guyane à travers son président Rodolphe Alexandre accompagne par un volontarisme  et  bonne foi la lutte pour la reconnaissance par la France des peuples autochtones de Guyane.

 

En tant que Nations et Peuples distincts et originaires de nos territoires, nous nous conformons aux lois de la nature et nous avons nos propres lois, notre propre spiritualité et nos propres visions du monde. Nous possédons nos propres systèmes de gouvernance, de savoir et de valeurs, tout comme l’amour, le respect et les modes de vie qui constituent la base de notre identité en tant que Peuples Autochtones et de notre relation avec le monde naturel.

 

Nous avons   un rôle important pour le plaidoyer et la reconnaissance des droits fondamentaux, y compris les droits humains individuels et collectifs des Peuples Autochtones, et nous avons pris part à plusieurs instances et processus internationaux. Ceci a abouti, entre autres, à l’adoption de la

Convention n°169 de l’OIT et de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des Peuples Autochtones (ci après dénommée « la Déclaration ») ratifié par la France en 2007, ainsi qu’à la création de l’Instance permanente sur les questions autochtones, du Mécanisme d’Experts sur les droits des Peuples Autochtones et du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les droits des populations autochtones.

 

Nous sommes  d’une remarquable diversité dans le monde: nous comptons plus de 5 000 groupes répartis dans quelque 90 pays. Nous représentons plus de 5 % de la population mondiale, soit environ 370 millions de personnes. Nous devons nous efforcer de renforcer les partenariats qui aideront à préserver  notre vigueur culturelle tout en permettant de réduire la pauvreté et de favoriser l’intégration sociale et le développement durable.

Nous devons garantir notre participation en tant que  peuples autochtones – aussi bien les femmes que les hommes – à tous les niveaux de la prise de décisions, y compris dans les débats sur la manière d’avancer plus vite vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement et sur l’élaboration du programme de développement pour l’après-2015. Nous avons  fait savoir sans ambiguïté que nous voulons  un développement qui tienne compte des facteurs culturels et identitaires et la possibilité de définir nos  propres priorités. LES DROITS, LES POINTS DE VUE ET LES BESOINS DES PEUPLES AUTOCHTONES DOIVENT DONC ORIENTER LE PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT POUR L’APRES-2015.

La Conférence mondiale des populations autochtones, qui se tiendra l’an prochain, offrira l’occasion de promouvoir la cause des peuples autochtones dans le monde entier.

Nous demandons à la France et à son président de prendre des mesures concrètes pour éliminer les obstacles auxquels nous, devons faire  face, en particulier la marginalisation et l’exclusion, en honorant tous les  engagements et en réfléchissant à ce qu’ils pourraient faire de plus.

Nous demandons à la région dans ses nouvelles programmations financières de bien vouloir aider à la construction et au fonctionnement d’un centre d’accueil interculturel amérindien à Cayenne pour nos jeunes étudiants qui pourrait sécuriser leurs parcours scolaires et universitaires.

Nous demandons aussi le soutien de la région Guyane pour la mise en place d’un fonds fiduciaire qui pourrait  constituer une première étape pour un fond de développement en faveur des peules autochtones de Guyane. Ce fond pourrait être soutenus par des réserves issues de projets carbone, ou de produits issues des rémunérations des connaissances et savoirs  traditionnelles entres autres.

Œuvrons ensemble pour renforcer les droits des peuples autochtones et pour soutenir leurs aspirations. Créons un monde où la richesse de la diversité humaine est appréciée à sa juste valeur et où les vastes possibilités qu’elle offre se concrétisent sans entrave.

Vive le peuple Wayana, vive le peuple Wayapi, vive le peuple Teko, vive le peuple Lokono, Vive le peuple Pahikweneh, vive le peuple Kali’na

Vive les peuples et nations autochtones de Guyane

Vive la Guyane

JR THERESE PORTE PAROLE DE LA FOAG09 AOUT 2013- KalaniP1010550

Par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG
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Lundi 3 juin 1 03 /06 /Juin 17:05

C'est un évenement ou il est essentiel que la participation  autochtone soit de haut niveau et qualitative , la politique du pays hote est inqualifiable en matiére de violations de droits autochtones  Bio_poster_final.jpg

Par FEDERATION ORGANISATIONS AUTOCHTONES GUYANE- FOAG
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